Jalabert Albert Jean

Jalabert Albert Jean

Voyageur-représentant-placier à Perpignan (Pyrénées-Orientales), Albert Jalabert milita dans les rangs du Parti socialiste SFIO et de la CGT.

Syndicaliste, il fut en 1938 délégué, avec son camarade Dauder, au comité général de la Bourse du Travail de Perpignan, en qualité de membre suppléant, par le syndicat CGT des VRP.

Militant de la SFIO, il fut candidat aux élections municipales à Perpignan (scrutins des 5 et 12 mai 1935). Au premier tour, son nom figurait sur la liste intitulée " Liste socialiste Payra " ; il obtint 4 719 voix (inscrits : 14 004, votants : 11 034, suffrages exprimés : 10 783). Au scrutin de ballottage, il était candidat sur la " liste des gauches pour la prospérité de Perpignan " (entre les deux tours, les socialistes SFIO avaient offert quatre sièges à des représentants de la " liste radicale-socialiste Jean Bourrat ", présente au premier tour). Il obtint 6 597 voix (votants : 10 248, suffrages exprimés : 9 903) et fut élu ainsi que les 35 autres candidats de la liste conduite par Jean Payra (voir ce nom dans le Maitron).

Il demeura conseiller municipal de Perpignan jusqu’à la destitution de l’assemblée communale par Vichy et l’installation, le 5 avril 1941, d’une délégation spéciale.

Albert Jalabert fut un des animateurs du mouvement des " Faucons rouges ". Le 4 septembre 1935, il fut élu vice-président de la " section catalane des Faucons rouges " et fut réélu à ce poste le 6 janvier 1936.

Le 8 septembre 1935, le congrès fédéral de la SFIO l’élut, en qualité de " membre adulte " au comité fédéral mixte des Jeunesses socialistes SFIO des Pyrénées-Orientales.

Au congrès fédéral du 24 mai 1936, il fut élu membre titulaire de la commission de contrôle (avec Jean Oliva, Cadène et Rousseil). Il fut une seconde fois réélu à ce poste par le congrès fédéral du 21 mai 1939.

Albert Jalabert fut le président du " comité d’aide et d’accueil aux réfugiés " [espagnols] qui rassembla la SFIO, le PC, le Parti radical, les Jeunesses socialistes, les Jeunesses communistes, les Jeunesses radicales, les Jeunesses laïques et républicaines, l’Union des Jeunes filles de France, le comité mondial des femmes, l’Union fédérale des Anciens combattants. Ce comité fut fondé au début du mois de février 1939, lorsque les réfugiés républicains, fuyant l’avance des troupes franquistes en Catalogne, pénétrèrent par dizaines de milliers dans les Pyrénées-Orientales.

Le bureau de ce comité, présidé par Albert Jalabert comprenait en outre les militants suivants : Georges Rives, Jean Moris, Marius Peyre, François Estivill, Cavaillès (il s’agit sans doute du cheminot communiste Cavaillez), Pierre Terrat, Rascagnères et Fitte. Dès sa fondation ce comité demanda que " chaque famille catalane prenne un enfant [réfugié] sous son toit ".


SOURCES DU MAITRON :
L’Action syndicale, février 1938. — Le Cri socialiste, 20 avril 1935, 11 mai 1935, 18 mai 1935, 7 septembre 1935, 14 septembre 1935, 11 janvier 1936, 30 mai 1936. — Le Socialiste des Pyrénées-Orientales, 26 mai 1939. — René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febres : Vous avez la mémoire courte, Édition du Chiendent, Marcevol, 1981, p. 137.

A. Balent

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